Le coquelicot

D’apparence fragile, avec sa fine tige velue, ses pétales froissés et dentés qui se chevauchent légèrement, le coquelicot s’épanouit dans les terrains fraîchement remués. Dès les beaux jours d’avril, et jusqu’en septembre, il essaime autours des champs et sur les bords des chemins.
Dérivé de l’ancien Français « coquerico », qui désignait le chant du coq, longtemps écrit « coquelicoq », son nom fait référence à la crête du maître de la basse-cour. De la famille des pavots (ou Papavéracées), le coquelicot se nomme « field poppy » en Anglais (pavot des champs), « klatschmohn » en Allemand (pavot éclatant), et tout simplement « papavero » (pavot), en Italien
Gastronomie et phytothérapie
Les feuilles de coquelicot ont un effet sédatif et expectorant, idéal, en tisane, pour faciliter le sommeil ou soulager une gorge irritée. Il existe même un sirop de coquelicot. Et, comme pour d’autres pavots, ses graines connaissent un grand succès en cuisine, notamment en pâtisserie.
Au jardin
Fleur annuelle, le coquelicot se plante au printemps, dans un sol plutôt calcaire, pour donner au jardin un côté champêtre. Sa capacité à se ressemer tout seul peut cependant le rendre envahissant : privilégiez alors une culture en pot, sur une terrasse par exemple.
Symbolique
Dans les pays du Commonwealth (Grande-Bretagne, Australie, Canada…), le coquelicot est associé au souvenir des combattants de la Première Guerre Mondiale, après avoir inspiré en 1915 un poème à John McCrae, servant comme médecin dans les forces canadiennes. En France, c’est le bleuet qui joue ce rôle.
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